Près de la bifurcation des routes vers Dinant et Charleroi, le "Trou Sprimont" fut découvert fortuitement en 1880 par Jean Biernaux, tailleur de pierre.

Contrairement aux autres cavités de la région, cette grotte se trouve sous Robersart et non dans le massif du Préat. Après une tentative infructueuse d'exploitation (production de pierraille pour les routes...chaux...), le propriétaire voulut ouvrir la grotte au tourisme, entreprise plutôt aléatoire qui ne dura guère.

Potale du four à chaux : St B 1888 JB SV
L'entrée supérieure durant les travaux de contournement en 1968
L'aménagement du contournement de Floreffe (+/- 1968) mit fin à tout espoir de réouverture. Les propriétaires furent expropriés et la grotte abandonnée. Actuellement protégée, elle offre à l'amateur une approche didactique des sites karstiques (formation des grottes, leur environnement, les problèmes de pollution et de protection...).
Equipé en conséquence, le visiteur, accédant par un couloir de 2 à 4 m de large et 3 m de haut, découvre une grande salle de ± 40 m de long, orientée E-O.

Il peut admirer «la langue de boeuf qui coule sur la ruche d'abeilles», des excentriques du plus bel effet, des coulées de calcite colorées d'oxyde de fer, une stalagmite de près de deux mètres... , dans le fond, après avoir gravi quelques escaliers ingénieusement installés par l'ancien propriétaire, il découvre deux colonnes superbes et imposantes.

Une approche technique permet à chacun d'expérimenter la progression sportive souvent requise en milieu souterrain. Un modeste puits laisse apparaître un filet d'eau qui semble être alimenté par le ruisseau de Buzet. Par temps de pluie, il peut empêcher la traversée de la grotte tant la montée de l'eau prend des proportions importantes.

Cette cavité rejoint peut-être un boyau de ± 10 m situé le long de la route d'Auvelais, à près de 80 m de l'entrée supérieure.

Le nom «Sprimont» tient son origine du mariage de la fille de Jean Biemaux avec Victorien Sprimont, natif de Robersart, mais dont la famille était originaire de Thorembais-les-Béguines.
Le nom «Stienon» est parfois associé à cette grotte, mais nous n'avons pas trouvé l'explication de ce nom.

C'est dans cette grotte que certains ont fait leurs premières armes spéléologiques.

En 1993, Pierre Michel Marchand et Augustin Smoss découvre la salle "A.B." (initiales de leur copine rencontrée préalablement lors d'un stage)
Le réseau "merdique", appelé ainsi par John Uebe qui y fouilla plusieurs années durant, cache toujours son mystère. Ces différents nouveaux réseaux ne sont pas encore topographiés

topo levée par P.Vandersleyen en 1968 et revue par Edgard

topo levée par J.Fraipont en 1936

essai topo (quelques erreurs) levée par V.Polet et B.Hilbert en 1995 lors d'un stage